Acher MIZRAHI Tenue de cérémonie

Ce blog est dédié à Acher MIZRAHI

1890 - 1967

Chanteur Compositeur de musiques

Professeur de hazanout

Partagez avec moi via ce blog vos souvenirs, vos photos, vos anecdotes

sur Acher MIZRAHI afin que son oeuvre ne tombe pas dans l'oubli


MAINTENANT DECOUVREZ ou REDECOUVREZ "ACHER MIZRAHI" ...


A Tunis, Acher était l'un des rares Rabbins à revêtir un habit de Hazan pour célébrer un office
l'habit est en satin blanc
Il est photgraphié sur la "Téba" de la Synagogue de la Rue de la Loire
On remarque derrière les grands "Candils" (Mémoire des disparus) typiques des Synagogues d'Afrique du Nord

Acher MIZRAHI Tenue de cérémonie
# Posté le dimanche 12 mars 2006 12:56
Modifié le lundi 16 juillet 2007 08:13

Introduction

LIENS PRIVILEGIES:

Consulter aussi : http://www.harissa.com/D_Religion/achermizrahiveroniquechemla.htm/

Visitez les piyoutim d'Acher à l'adresse sur http://maadane.skyblog.com

Ecoutez les chansons sur http://achermizrahi.centerblog.net/

Annuaire des artistes Tunisiens sur http://www.artistes-tunisiens.com/


[Pour aller voir un autre site,
positionnez la souris sur le h de http://...,
allez jusqu'à la fin de l'adresse,
clickez droit et "copier",
positionnez vous sur la zone adresse d'Internet,
clickez droit et "coller",
faites "Entree]



Depuis son décès il y a 36 ans, je tenais à rendre honneur par cette biographie à mon grand père Acher, figure emblématique du judaïsme Tunisien, qui a illuminé la vie de la communauté juive de Tunis par sa voix, ses mélodies aux accents proche-orientaux, son humour, son affabilité et ses rapports cordiaux avec toutes les autres communautés.

1) Je suis sur que cela aurait fait plaisir de leur vivant à mon père Isaac et à mes tantes Rébecca, Sarah et Judith qui avaient tant d'admiration pour leur père.

2) Je tiens à remercier mon cousin Yacov ASSAL (Producteur de Télévision à Kol Israël) et mon oncle Jo UZAN (Professeur agrégé de mathématiques) pour les recherches effectuées et la reconstitution précise de la saga familiale des Mizrahi, ainsi que pour leur obstination à veiller à l'héritage culturel que nous a laissé Acher Mizrahi.

3) Merci à feu Maître Charles HADDAD ancien président de la communauté juive de Tunisie pour avoir aidé le 28 Juillet 1967 mes grands parents à regagner dans les meilleures conditions leur terre natale après 50 ans d'exil.

4) Merci aussi aux Rabbins et Païtanim Gérard HABABOU, Bébé FITOUSSI, David MESSAS, Jacky BRAMI et tant d'autres qui perpétuent jusqu'à aujourd'hui ce que leur a enseigné leur professeur de chant Acher Mizrahi.
Introduction
# Posté le dimanche 12 mars 2006 12:59
Modifié le mardi 10 juillet 2007 11:48

Biographie par Yaacov ASSAL

Biographie par Yaacov ASSAL
Vous trouverez en surfant sur ce blog

Biographies
Photos
Images de broderies et objets divers
Documents sur la SACEM
Jacquettes de K7 et CD d'interprètes
Manuscrits



Yaacov ASSAL
est le petit fils d'Acher MIZRAHI, fils de SARAH
Il est producteur de Télévision
Voici ce qu'il a écrit:

ACHER SIMON MIZRAHI

1890-1967

Mon grand-père Acher Shimon Mizrahi (Acherico) est né dans la vieille ville de Jérusalem en 1890, fils d' Isaac (Sahouka) et de Vida née Alhadeff, originaire de Rhodes. Son père, le rabbin Isaac Mizrahi, était célèbre pour ses connaissances de la Kabbale, et aussi connu pour être toujours entouré de nombreux disciples.

Au début du siècle dernier, ses parents décidèrent de quitter la vieille ville de Jérusalem pour s'installer dans le nouveau quartier, en dehors des murailles, Yemin Moché. Ils bâtirent, leur nouvelle maison, en face de la synagogue séfarade et un four qui devint pour les habitants, le lieu où l'on venait faire cuire leurs "Bisquotchos" (petits gâteaux secs), leurs "Bouriquitas" (gâteaux salés au fromage ou au épinard), et le "Hamine" du chabbat.

Acher Mizrahi, était Hazan, chanteur et joueur de luth. Il avait une belle voix et était un musicien doué. Il brodait également des sacs pour le talith, et les Parokhots (rideaux pour l'Arche Sainte). Il se maria très jeune avec Rahel, fille d'une famille les plus connues de Jérusalem, la famille Alcheikh.

Pendant la guerre des Balkans (1912-1913), l'armée ottomane mobilisa les jeunes juifs pour le service militaire. Devant le nombre important de morts, certains Yerosalimitains décidèrent de quitter le pays ou de se cacher.

C'est ainsi que le rabbin Paligel, de Jérusalem, aida Acher à quitter le pays pour La Valette, dans l'ïle de Malte muni d'une lettre de recommandation pour le Grand Rabbin de la ville. C'est déguisé en ouvrier qu'Acher quitta la Palestine sur un cargo transportant des oranges. La petite communauté de Malte, n'avait pas besoin d'un autre chantre, et on le dirigea vers la grande Kéhila de Tunis où "Baba Dany" l'aida à s'intégrer. Acher rencontra une communauté dynamique où il fut tout de suite très bien accueilli. Un an plus tard, son épouse Rahel et ses deux filles, Rebecca et Sara, vinrent s'installer à Tunis.

"L'homme à la voix d'or" de Jérusalem conquit d'abord les Juifs de Tunis et puis ceux de toute la Tunisie. Il leurs enseigna l'amour de Sion et des chants sur Jérusalem. En 1915 et en 1916 naquirent Judith et Isaac.

En 1919, au lendemain de la déclaration Balfour et après la fin de la première guerre mondiale l'espoir de voir renaître l'Etat juif sans cesse grandissait. L'appel du pays, et la grande famille laissée en Palestine, décidèrent Acher Mizrahi de revenir à sa ville natale Jérusalem. Il y retrouva, son quartier de Yemin Moché avec le célèbre moulin de Montefiore, ses géraniums, et la synagogue où il aimait chanter depuis son plus jeune âge.

Acher Mizrahi, se réintégra sans aucun problème. Il composa de nombreuses chansons en Ladino des "romances" que l'on fredonne encore de nos jours.

L'écrivain Yaacov Yehoshoua dans son livre "Enfance dans la vieille Jérusalem" le décrit ainsi: "Acher Mizrahi était le plus célèbre de tous les musiciens que connut Jérusalem. Sa renommée s'étendait même jusqu'aux villes et villages arabes. Les jeunes filles de Jérusalem, racontaient que tous, garçons et filles étaient séduits par sa beauté. Il était brun aux yeux verts et avait une voix conquérante. Contrairement aux autres musiciens qui s'habillaient négligemment, Acherico était toujours tiré à quatre épingles... Un foulard de soie blanche ou de couleur entourait toujours son cou, pour protéger sa voix. Lorsque il arrivait, tous se levaient pour le recevoir comme on le fait pour recevoir une personnalité. Il tenait son luth enveloppé dans de la soie, sous son bras. Sur de lui, il marchait tranquillement" (page 212).

En 1926 le Comité de la Grande Synagogue d'Alexandrie, l'invita. Il eut un tel succès qu'on lui demanda de s'installer en Égypte comme Chohet et Hazan. Mon grand père bien que Chohet (diplômé de Jérusalem) était trop sensible pour pratiquer la chehita. Ce qui fut la raison principale de son refus.

L'année 1929 fut celle des troubles et de l'insécurité en Palestine; Hebron, fut la plus éprouvée, et le slogan qui revenait toujours était "édbah el yaoud" (égorge les Juifs). Mon grand père avait l'habitude de porter la "chachiya stambouli" (chapeau de couleur rouge et de haute taille) comme d'ailleurs, beaucoup d'arabes; La "Hagana" lui conseilla de changer son chapeau pour qu'il n'y ait pas d'erreur. Ce que fit Acherico et qui déplut fortement à ses amis arabes, ils virent dans ce geste son appartenance aux Sionistes, pour eux "Achir" n'était plus un "Oueld el Balad" (enfant du pays). Les troubles s'aggravèrent, il y eut de nombreux morts, dont les amis les plus proches d'Acher, ce qui le convainc de retourner à Tunis.

De nombreux chercheurs et musicologues, affirment qu' Acher Mizrahi a introduit en Tunisie, l'influence Andalouse, qui eut aussi un impact sur la musique arabe tunisienne. Acher a écrit pour les plus grands chanteurs de l'époque; Il a composé et écrit plus de trois cents chansons en arabe, plus de deux cent en hébreu, sans compter ceux qu'il avait rédigés en ladino. Parmi les nombreux interprètes des années 20, la plus célèbre, fut sans aucun doute, Habiba Messika - "Habibat el Kul" "l'aimée de tous". Cette chanteuse qui fut musicienne, danseuse et surtout actrice eut une fin tragique. Son amant, Eliahou Memouni un riche commerçant de Testour, de jalousie, l'arrosa d'essence, pendant son sommeil et la brûla. On était en 1930, Habiba Messika avait à peine 35 ans.

Jessie Riahi dans son livre "Cantique pour Habiba" raconte la première rencontre entre Habiba et Acher Mizrahi:

"...Habiba se promenait avec une amie dans les ruelles de Souk El Attarine à Tunis, c'est là qu'elle rencontra Acher Mizrahi. Elle lui coupa la route et se plantant net devant lui, les yeux rieurs elle dit:

- Si Acher, voudriez-vous m'apprendre à jouer du luth?

- Mais qui es-tu donc? demanda-t-il, médusé.

- Je suis la nièce de Leïla Sfez... Comment résister? Acher Mizrahi lui enseigna donc le luth mais aussi quelques règles rudimentaires des chants et de la danse...".

Acher Mizrahi lui ouvrit le monde de la musique. Habiba Messika chantait surtout des airs égyptiens, le répertoire d'Oum Kaltsoum et de Mohamed Abdelwahab mais aussi celui d'Acher Mizrahi.

Après la mort tragique de Habiba, Acher composa, d'après ma mère, une quina (complainte) - que l'on fredonne toujours; dont voici quelques strophes:





Ya ness essmeou el ghriba Venez écouter l'impensable

Eli gara li ana Hbiba Ce qui m'est arrivé à moi, Habiba

Zit men el hkedma farhana Je suis rentrée heureuse de mon travail

Tkhelt el farchi nassanna Fatiguée J'ai été me couchait

Tkel aliya ouahad rhadar Sur moi c'est jeté un homme cruel

Rma aliya el nar Sur moi il a jeté le feu

Ma tkelouch el denia nassiana Ne dites pas qu'on oublie avec le temps

Eli amelali ma khalitouch Moi, je ne l'ai pas laissée

Ikamel el shar Finir le mois





Dans les années 30, Acher entreprit un voyage à Paris pour enregistrer des disques, avec les chanteurs Cheikh Elafrit, Chafia Rochdi, Dalila chanteuse et danseuse et le pianiste Mess'oud Habib, Sara, ma mère, l'accompagnait toujours dans ses déplacements pour s'occuper de ses affaires. La compagnie Pathé tourna un court métrage, genre de clip, avec Acher Mizrahi qui chantait et jouait du luth, alors que Mess'oud Habib jouait du piano et Dalila dansait. On projeta ce clip dans toutes les salles de cinéma de Tunis. C'est à cette époque qu'Acher Mizrahi fut accepté comme membre de la "Société des Auteurs et Compositeurs de Musique" de France (SACEM).

Dans son livre "Tunis chante et danse" Hamadi Abassi écrit que l'un des chanteurs les plus en vogue Cheikh Elafrit, doit au "compositeur-chanteur Acher Mizrahi son plus joli succès, qui restera longtemps indétrônable :"Tisfer we titgharab" (voyage et tu connaîtras le goût de l'exil)" (page 27). Je voudrais souligner le fait que même dans cette chanson arabe, écrite pour un public arabe, Acher Mizrahi parle de son pays natal. Hamadi Abassi a choisi, une citation de Marcel Proust pour décrire Acher Mizrahi: "il appartenait à la race de ces êtres moins contradictoires qu'ils n'en ont l'air, dont l'idéal est viral justement parce que leur tempérament est féminin". (page 48). Il ajoute que "Tunis découvrait les accents de sa- nouvelle voix électrique, celle qu'émettait Radio Tunis, premier poste d'émetteur privé, située Place de l'Alliance Israélite. Sur les ondes Acher Mizrahi chantait: "Atini busa min fummik yichwi dammik ya mahlak" "Iaisse-moi prendre un baiser sur ta bouche, dieu, que tu es jolie" (page 52). Cette chanson devint l'une des plus populaires en Tunisie.

Tous les lundis Radio Tunis avait une émission hébraïque d'une demi-heure à laquelle participait Acher Mizrahi. Un jour la direction de Radio Tunis reçoit une lettre du grand Rabbin de Vienne, la félicitant de l'émission en langue hébraïque. Il avait entendu Acher Mizrahi, chanter, en hébreu -"Ma yaffim aleylot" -°°que sont belles les nuits". accompagné de ses deux filles, Rebecca et Sara. Une année lorsque la fête de Chavouoth se trouva être un lundi, jour de l'émission, mon grand père refusant de chanter un jour de fête, il fut licencié.

Les enfants de Rahel et Acher Mizrahi épousèrent tous des Juifs Tunisiens. Rebecca se maria avec Elle Hassan, Sara avec Victor Assal, Judith avec Jacob Nahmani et Isaac avec Judith Uzan.

En 1993, à l'occasion du film "De Carthage à Jérusalem", que j'ai réalisé pour la télévision Israélienne, Raoul Journo, un des plus grands admirateurs d'Acher Mizrahi, parla avec beaucoup d'émotion de mon grand père. Il affirma "qu'Acher était l'un des trois grands compositeurs les plus en vogue en Tunisie à cette époque", il a même ajouté qu'il n'y avait que lui pour chanter le"Bagdadi". Raoul se souvient même que pour être admis à Radio Tunis, il choisit la chanson "Ya ness Hamelth", un des grands succès d'Acher Mizrahi.

C'est en 1946 qu'Acher Mizrahi publia chez Maklouf Nadjar de Sousse, son livre "Ma'adané Mélekh" (Genèse XLIX, 20) - "Mets délicats des rois", un recueil de ses "Pioutim" (chansons liturgiques). Dans la préface du livre, le grand rabbin de Tunisie Rabbi Haïm Bellaïche écrivait: "Ces lèvres sont des roses. Son palais des douceurs que l'on recherche du fin fond du pays et par de la les mers, pour chanter ses chants orientaux".

Acher Mizrahi fut décoré plusieurs fois. La plus importante des médailles reçues fut celle du Bey le "Nichan Iftikhar".

On peut aujourd'hui avec le recul, affirmer qu'Acher Mizrahi a mâtiné la musique judéo-tunisienne, des sons de la musique de Jérusalem. Son succès fut aussi grand chez les amateurs de musique arabe comme me l'a confirmé, récemment lors de mon séjour à Tunis, le musicologue tunisien Saleh Mahdi.

Il introduit dans ses chansons, l'amour de Sion, et l'histoire d'Israël, que ses élèves de l'école "Or Thora" de Tunis chantent encore aujourd'hui de Jérusalem à Paris, et de Londres à New York, où ils sont devenus chantres.

Dans un travail en cours sur les synagogues de Tunis, Robert Attal rappelle avoir assisté dans la Synagogue de la Rue de la Loire à une lecture hebdomadaire des Psaumes présidée par Acher Mizrahi; à l'issue de l'office du Samedi soir, Acher Mizrahi récitait de sa voix pure et chevrotante la Habdala, et cela régulièrement pendant plusieurs années. En plus des musiques qu'il composait, il avait aussi écrit des chants liturgiques en les adaptant sur de la musique arabe, surtout sur des airs égyptiens.

En février 1957, le Président Habib Bourguiba visita la "hara"le quartier juif de Tunis et l'école "Or Thora" où enseignait mon grand père. Dans son livre "Trois amours vécues" Charles Haddad, président de la communauté raconte: "Connaissant son art, je lui demandai [à Acher Mizrahi - Y.A.], de créer une chanson en l'honneur du Président Bourguiba qui visitait le q quartier juif. J'ai une photo rappelant ce passage de Bourguiba, avec le beau visage d'Acher qui avait agréablement surpris le président par la qualité de son chant et aussi des paroles, conçues dans l'arabe le plus pur, qu'Acher parlait à la perfection" (page 166).

Enfin dans son livre "Juifs et Arabes au pays de Bourguiba" Charles Haddad décrit sa dernière rencontre avec Acher Mizrahi (lui a eu lieu à Marseille en 1967:

"Il était gravement malade mais l'ignorait. Et ses proches, qui voulaient hâter son départ, avaient rencontré des difficultés d'ordre administratif qui remettaient ce départ à une date ultérieure. Apprenant que j'étais à Marseille, le chantre fit le voyage d'Avignon pour me voir et obtenir mon intervention. Je fis fixer son départ à très proche échéance. Il m'en sut gré et, voulant m'exprimer sa reconnaissance, mit la main à la poche pour me proposer des honoraires. Je le grondai en lui rappelant notre passé commun. Puis me révisant:

- Vous pouvez me régler si vous le voulez.

- Comment?

- En me chantant quelques chants des temps heureux. - Volontiers, me dit-il.

Je plaçai devant lui magnétophone et micro qu'une amie disparue et tant regrettée, Mme Uzan, eu vite fait de me procurer, et il enregistra tous les chants qui lui venaient aux lèvres. Puis s'arrêtant, il me dit: Je vais vous chanter un chant de Kippour qui se situe à l'heure de l'évocation du sacrifice du Grand Prêtre. L'air remonte à l'époque la plus reculée, peut-être à la destruction du Temple. Je crois être l'un des seuls à le connaître encore. Et sa voix s'éleva comme la douce musique des siècles et je l'enregistrai pieusement. Il me donnera sa bénédiction et ira mourir quelques semaines après à Jérusalem, dans sa maison natale, récupérée après la guerre des Six jours" (page 152).

Acher Mizrahi revint dans le courant du mois d'Août 1967 en Israël. Il retrouva Jérusalem, trente huit ans après l'avoir quittée; Se promena dans la vieille ville entre les murailles, y rencontra d'anciennes connaissances, effleura d'une main tremblante les pierres du Kotel, revit son quartier de Yemin Moché et le moulin de Montefiore.

Hospitalisé, il entendit la veille de "Simhat Thora" les prières et les chants qui se disaient pour la première fois devant la "Porte de Jaffa", à Jérusalem qui venait d'être réunifiée. Un sourire se dessina sur son beau visage, il écoutait ces chants et ses chants

de la fenêtre ouverte, il ferma alors les yeux pour la dernière fois, dans cette Jérusalem qu'il aimait tant.

Dans le courant de l'année suivante, ma mère, eut la sage intuition, de permettre gracieusement la réédition du livre de son père "Ma'adané Mélekh".

Le "Chabath Zakhor" fut consacré cette année là à la mémoire d'Acher Mizrahi dans de nombreuses synagogues de Jérusalem avec la participation des Rabbins, Ovadia Yoseph, David Chlouch et David Guez. Le grand rabbin de Jérusalem Elihaou Pardès qui avait connu Acherico depuis sa tendre enfance, évoqua dans son discours la vie riche et pleine d'enseignements d'Acher Mizrahi.



Que son souvenir soit béni.





Je voudrais enfin remercier mon vieil ami Claude Sitbon de m'avoir encouragé et aidé à faire paraitre cet ouvrage, ainsi que Robert Attal pour ses conseils précieux, et pour avoir mis à ma disposition l'ouvrage original de mon grand père.





Jérusalem Avril 2001 Yaacov ASSAL
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le dimanche 12 mars 2006 13:15
Modifié le lundi 16 juillet 2007 08:13

Jo UZAN

Jo UZAN
Jo UZAN
Professeur de Mathématiques
Frère de Judith Belle-fille d'Acher MIZRAHI

Acher MIZRAHI - Biographie

1890

Naissance à Yemin Moché (Montefiore) Jérusalem, de Acher Simon MIZRAHI.
Fils de Isaac Mizrahi et de Vida d'origine Grecque née à Rhodes.
Il a un frère Raphaël et deux soeurs Rosa et Rahel.
Il suit des cours à la Yechiva et s'initie à la broderie.

1907

Acher épouse Rahel ALCHEIKH, Ils ont deux filles Rébecca (1910) et Sarah (1911).
Acher est appelé au Service Militaire Turc.
Un de ses amis Rabbi Eliahou Panigel connaissait Tunis, et comme collecteur de fonds (pour les yechivot et les achats de terre) avait pour correspondant à Tunis Rabbi Sadani Baranès (qui vivait 15 Rue du DIVAN).

1911

Acher part pour Tunis, mais à cause d'une épidémie, le bateau est détourné sur Malte et mis en quarantaine.
Acher y est accueilli par Mr Hayoun (dont le fils devient plus tard professeur d'Anglais à Tunis).
A son arrivée à Tunis (Habillé en Maltais), il est reçu par Rabbi Sadani et fait sa première apparition "Slat Guittit" où il fait sensation.
Il chante en Arabe, accompagné de son luth, des chansons essentiellement du répertoire Libanais.
Il commence alors sa carrière de chanteur.

Août 1912

Mariage de David UZAN.
Acher est alors informé que sa mère, son épouse et ses deux filles l'attendent à Alexandrie.
Il part les chercher et s'installe avec sa famille dans un logement plus grand Rue ACHOUR.

1913

Naissance de sa fille Judith

1916

Naissance de son fils Isaac

Entre temps, Acher connaït un succès grandissant et devient un chanteur très demandé.
Mais, il a le mal du pays ...

1919

Après la guerre, Acher repart en Palestine.
Il cumule ses activités de Hazan, musicien et brodeur.

1925

Il a une proposition de hazan à Alexandrie, il y fait un saut mais ne donne pas suite.

1927

Il refait à Tunis un voyage de prospection qui dure 6 mois.

1929

Ce sont les émeutes d'Hébron; A Montefiore on voit aussi les émeutiers, la famile d'Acher est évacuée vers les quartiers hauts de Yemin Moché.
Bar Mitzva de son fils Isaac.

Octobre 1929

Acher et sa famille partent pour Tunis où ils arrivent la veille du Kippour.

1930-31

Acher commence ses premiers enregistrements comme chanteur.

1931

Mort de Hbiba Msika, il compose une complainte sur cet évènement
et commence alors d'autres compositions.

"Ichoui dammak ya mahlak"

Il enregistre dans les maisons de disque Pathé, Colombia et Grammophone.
Bachtarzi Mohieddine (Directeur artistique à Grammophone) lui propose de déposer ses droits è EDIFO, puis à BEIM SDRM (qui devient par la suite la SACEM).
Les sociétés n'acceptant que les Français, la plupart des chansons sont déposées par le tandem Mizrahi-Mohiedinne (celui-ci étant Algérien).

1931-1939

Période très prolifique où sont déposés plus de 200 titres

"Ichoui dammak ya mahlak"
"Tesfar ou tetrareb"
"Min nsabek bordgana"
"Ya nas hmelt"
"Habitek ou habitini"
"La nhabak la nasbar aalik"

1939

En Juillet, Acher est admis parmi les premiers étrangers à la SACEM.

1945

Quelques rares compositions, mais surtout Acher adapte des paroles Judéo-Arabes ou Hébreu sur des chansons célèbres.

Juillet 1967

Acher et son épouse quittent Tunis pour la France pour cause de maladie.

Octobre 1967

Acher décède en Israël où il a toujours rêvé de revenir.

Juillet 1980

Décès de son épouse Rahel.
# Posté le dimanche 12 mars 2006 14:45
Modifié le lundi 16 juillet 2007 09:35

Acher Rahel

Acher MIZRAHI et son épouse Rahel à TUNIS dans les années cinquante
Acher Rahel
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le dimanche 12 mars 2006 15:04